Conférence de presse du 26 mai 2008
En présence des porte-parole de l’UMP
Frédéric Lefebvre
Chantal Brunel
Dominique Paillé
Alors que le PS s’enlise dans des rivalités de personnes et des conflits idéologiques, l’UMP préfère se concentrer sur les questions concrètes que se posent les Français, et sur les réponses à apporter pour améliorer leur quotidien. Modernisation de l’économie, heures supplémentaires, intéressement, service minimum d’accueil dans les écoles, autant de réformes pour lesquelles la majorité entend être « au rendez-vous des Français ».
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L’agenda de la semaine
Lundi 26 mai
11h30 : Patrick Devedjian rencontre M. Zhang Zhigun, Vice-ministre du Parti communiste Chinois chargé des affaires européennes.
12h00 : Jérôme Chartier reçoit Eric Besson, secrétaire d'État chargé de l’Economie numérique, de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques, sur le plateau de « Réforme Hebdo ».
Mardi 27 mai
9 h 00 : Petit déjeuner de la majorité à l’Elysée.
Mercredi 28 mai
11h30 : Réunion du comité directeur de l’UMP.
Chantal Brunel a par ailleurs annoncé que les débats organisés par les Jeunes Populaires en province, dans le cadre de leur contribution à la Convention sociale du 12 juin se poursuivaient : ils auront lieu le 26 mai à Rennes, le 27 mai à Strasbourg et le 28 mai à Lille.
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Le point sur l’actualité de la semaine
Les trois porte-parole ont approuvé le démenti apporté par Jean-François Copé et Eric Woerth sur une augmentation de la redevance audiovisuelle, à laquelle l’UMP a toujours été hostile.
La Commission présidée par Jean-François Copé avait évoqué dans son rapport trois scenarii possibles pour compenser la suppression annoncée de la publicité sur les chaînes de télévision publique. L’augmentation de la redevance était l’un de ces leviers, contre lequel l’UMP s’était immédiatement levé. Le Mouvement se réjouit donc de la mise à l’écart de cette possibilité.
Frédéric Lefebvre a révélé les résultats de la consultation lancée par l’UMP à l’attention de l’ensemble de ses maires.
92% des maires UMP ont approuvé le service d’accueil minimum (SMA) dans les écoles, expérimenté le 15 mai dernier. Une expression en particulier est revenue de manière récurrente dans les commentaires rapportés : « les parents ne doivent pas être pris en otage ». Les maires de la majorité sont tout à fait conscients de l’attente très forte de la population, et sont satisfaits du dispositif récemment mis en place.
Par ailleurs, la question leur était posée des réticences qui selon eux poussent les maires de l’opposition à refuser le SMA dans les écoles. A 48%, la première réponse est le blocage par « des raisons politiciennes ». A 15%, la seconde est « la question de la responsabilité ». « Le service minimum ne doit pas devenir l’otage de batailles idéologiques » a indiqué Frédéric Lefebvre.
L’UMP demande également au Gouvernement d’apporter une réponse aux inquiétudes des élus locaux sur la question de leur responsabilité vis-à-vis du dispositif, notamment en cas d’accident.
Chantal Brunel s’est par ailleurs réjouit de la grève du 22 mai dernier. Elle s’est effectuée sans paralyser le pays, et ce grâce à l’initiative de Nicolas Sarkozy sur le service minimum dans les transports. Un succès qui conforte la majorité dans sa volonté de mettre en œuvre le service minimum d’accueil dans les écoles, et ce dans des conditions satisfaisantes pour les travailleurs.
Dominique Paillé s’est réjoui du dialogue qui s’est instauré à la fois entre la majorité et l’opposition, et au sein de l’opposition elle-même.
En effet, en une semaine de débats au Parlement, les lignes ont bougé, les discussions ont progressé, et certains membres de l’opposition sont parvenus à se défaire des conflits politiciens pour considérer la réalité de la réforme. Ainsi, plusieurs amendements ont pu être votés avec une large majorité, voire à l’unanimité, comme cela a été le cas pour le référendum d’initiative populaire.
Frédéric Lefebvre a précisé que les personnes de bonne foi à gauche ne peuvent que constater la nécessité de ce projet, qui est une chance historique de renforcer les pouvoirs du Parlement, les droits des citoyens, et de conférer à l’opposition un véritable statut, inscrit dans la Constitution.
Frédéric Lefebvre s’est exprimé sur les conditions du dialogue autour du projet de loi, tout-à-fait favorables à l’émergence progressive d’un consensus au sein de l’Assemblée Nationale comme du Sénat. Une réforme « incontournable », qui permettra la baisse générale des prix par la mise en œuvre d’une plus forte concurrence entre les enseignes. « Il s’agit de favoriser la concurrence, et de donner les moyens aux petits commerçants d’être mieux armés dans cette concurrence » a-t-il expliqué. Plusieurs amendements seront proposés par la majorité dans la suite des débats, pour assurer la protection des petits commerces.
« Ce texte doit redonner à notre pays la capacité de sortir du système monopolistique ou oligopolistique qui s’est établi au détriment du consommateur », a précisé le porte-parole. Celui-ci voit en l’examen du projet au Parlement l’occasion de modifier et d’améliorer le dispositif proposé par le Gouvernement, et d’entériner à terme une loi qui permettra aux Français de consommer moins cher.
L’UMP a constaté avec satisfaction l’efficacité incontestable du dispositif des heures supplémentaires exonérées, et souhaite désormais aller plus loin dans ce sens.
Pour cela, il s’agit en tout premier lieu de « faire sauter les verrous » qui empêchent certaines professions d’effectuer le nombre maximum légal d’heures supplémentaires, comme le BTP ou la pharmacie.
Frédéric Lefebvre a souligné sur ce point l’unanimité de la position de l’UMP à supprimer les 35 heures obligatoires et « veut aller plus loin pour libérer les heures supplémentaires dans le cadre de négociations entreprise par entreprise.
Frédéric Lefebvre a accueilli avec enthousiasme l’annonce faite par le Chef de l’Etat de « doubler l’intéressement pour les salariés d’ici 2012, avec un crédit d’impôt de 20% sur la totalité des primes versées pour les entreprises qui n’avaient pas d’accords d’intéressement jusque-là, et un crédit d’impôt de 20% également sur le surplus d’intéressement distribué, pour celles qui en avaient déjà ». Nicolas Sarkozy, en déplacement lundi 26 mai dans l’Oise, a déclaré que « pour toutes les entreprises qui renégocieront ou négocieront pour la première fois un accord d’intéressement avant la fin du premier semestre 2009, nous leur permettrons de verser une prime en 2009 au titre de leur résultat 2008 ».
Le porte-parole de l’UMP s’est déclaré satisfait que le Président de la République fasse du partage de la valeur une priorité de la politique gouvernementale.
Dominique Paillé s’est félicité de la signature vendredi 23 mai par cinq organisations syndicales d’un accord sur le dialogue social dans la fonction publique. Un accord « historique » puisqu’il s’agit de la première négociation dans ce domaine depuis 1946.
Le texte prévoit notamment de renforcer le poids des élections pour mesurer la représentativité des syndicats et de mieux prendre en compte les voix des agents non titulaires. Il démontre par ailleurs la volonté du Gouvernement à « faire bouger les lignes sociales » selon le porte-parole de l’UMP.
Ce dernier encourage par ailleurs Force Ouvrière (FO), la CFTC et la CFE-CGC à rejoindre les signataires pour entériner ce qui restera comme une évolution historique du dialogue social.
Chantal Brunel a salué toutes les initiatives qui, à Paris comme en province, ont contribué à faire de la célébration du 60e anniversaire de l’Etat d’Israël, une grande fête.
L’UMP approuve par ailleurs la déclaration du Chef de l’Etat à cette occasion, qui a exclu toute possibilité de négociation avec le mouvement terroriste du Hamas.
L’UMP par la voix de Chantal Brunel s’est félicité de la brillante réélection de Christian Estrosi aux élections législatives partielles des Alpes Maritimes, et de la position favorable du candidat du Nouveau Centre Raymond Durand dans le Rhône.