Conférence de presse du 16 juin 2008
En présence des porte-parole de l’UMP
Chantal Brunel
Frédéric Lefebvre
Dominique Paillé
Au cours du point presse hebdomadaire, les porte-parole ont souligné la qualité du travail collectif effectué par la majorité sur tous les fronts de l’actualité, tandis que le parti socialiste s’enlise dans des luttes de rivalité et dans la surenchère de critiques vis-à-vis de la politique gouvernementale.
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L’agenda de la semaine - Voir la vidéo
Lundi 16 juin
11h30 : Rendez-vous entre Patrick Devedjian et Mahjoubi Aherdan, Président du Mouvement populaire du Maroc.
Mardi 17 juin
13h : Déjeuner presse en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui présentera les deux nouveaux rendez-vous de l’UMP « Controverse » et « Agit Pop ».
Mercredi 18 juin
11h30 : Patrick Devedjian accompagnera le Président de la République à la cérémonie de commémoration de l'Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle au Mont Valérien.
Jeudi 19 juin
19h30 : Atelier Europe en présence de Jacques Barrot, vice président de la Commission européenne et commissaire en charge de la justice, des affaires intérieures et des jeunes de l'UMP, sur le thème : "Débat sur la Présidence française de l'union européenne", au siège national.
Vendredi 20 juin
8h30 : Petit déjeuner entre Patrick Devedjian et Christian Poncelet à la présidence du Sénat.
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Le point sur l’actualité de la semaine
Le projet de loi de modernisation de l’économie : l’ambition de la majorité - Voir la vidéo
Chantal Brunel s’est réjoui du consensus trouvé au sein de la majorité autour du projet de loi de modernisation de l’économie, alors même que l’opposition prédisait un « texte de tous les dangers » pour l’UMP. En réalité, ce texte a été celui de « toutes les ambitions » de la majorité présidentielle.
La porte-parole s’est dite confiante quant au vote solennel du projet de loi, qui aura lieu mardi 17 juin à l’Assemblée Nationale. Le texte a en effet été l’objet d’une véritable « coproduction législative » de la part de tous les membres de la majorité parlementaire. Le dispositif sera mis en place dans les prochains mois, avant la fin de l’année 2008.
Convention sociale de l’UMP : un travail collectif pour des avancées significatives - Voir la vidéo
Dominique Paillé s’est félicité de la réussite de la convention sociale, qui s’est déroulée le 12 juin dernier à la mutualité. Celle-ci a permis, grâce à un travail collectif qui est d’ailleurs la « griffe de l’UMP » selon le porte-parole, d’effectuer des avancées significatives sur les sujets de préoccupation des Français. Ainsi, les contours du Revenu de solidarité active (RSA) ont pu être dressés, avec la participation de Martin Hirsch et de nombreux intervenants.
Dominique Paillé a tenu à souligner la différence de contenu évidente entre la Convention de l’UMP et celle du parti socialiste. En effet, tandis que l’UMP traite de sujets de fond pour améliorer le quotidien des Français, le PS n’a de débats qu’autour d’une surenchère de critiques à l’égard de la politique gouvernementale. « Les Français sauront déterminer ceux qui bossent pour eux et ceux qui parlent contre eux » a déclaré le porte-parole.
Aide au transport : l’UMP souhaite un nouveau dispositif efficace - Voir la vidéo
Compte-tenu de l’échec du système trop complexe de « chèque-transport » lancé en février 2007, la mise en place d’un nouveau dispositif d’aide aux salariés est désormais nécessaire, pour leur permettre de faire face à l'accroissement du coût de leurs trajets domicile-travail.
Dominique Paillé s’est réjoui au nom de l’UMP de l’initiative confirmée par le Premier Ministre, lors de son interview du 12 juin sur France 2, de fournir une « aide directe » aux salariés, sous la forme d’une prime de transport qui serait versée par l’employeur, avec le soutien de l’Etat. Les modalités restent encore à définir. Le porte-parole a donc appelé les partenaires sociaux à négocier le plus rapidement possible, pour mettre en place un nouveau dispositif qui soit plus simple mais aussi plus efficace, « car les Français attendent » a-t-il déclaré.
« Non » irlandais : l’indécence du parti socialiste - Voir la vidéo
Frédéric Lefebvre a vivement dénoncé « l’indécence » dont a fait preuve le PS suite à l’annonce de la victoire du « non » en Irlande au référendum de ratification du traité de Lisbonne. Une indécence d’autant plus mal placée que les socialistes « n’ont pas le courage depuis des mois d’affronter leurs propres divisions sur un sujet où le populisme a fait des ravages au PS » a-t-il déclaré. En février dernier, le groupe socialiste s’était scindé en trois groupes inégaux autour du vote de la ratification. Frédéric Lefebvre appelle donc le PS à trouver une position commune, cohérente et responsable sur ce thème avant de critiquer un projet par ailleurs solide.
Dominique Paillé a quant à lui insisté sur le fait que le rejet irlandais ne doit pas remettre en cause l’élan qui a été donné à l’Union européenne grâce à la signature du Traité de Lisbonne. « Il faut que le processus aille à son terme et qu’on voie, sur l’appréciation du Traité, s’il y a un isolement irlandais ou si d’autres pays rejoignent l’analyse du peuple irlandais », a expliqué le porte-parole. Il a par ailleurs souligné l’importance de la semaine « de grande réflexion » qui s’est entamée, et au cours de laquelle « des propositions rapides et claires » devront être formulées « pour que le processus ne soit pas définitivement arrêté ». Le « non » irlandais « n’est pas une crise », et ne fragilise en aucun cas la capacité d’agir de la présidence française de l’UE, qui sera l’occasion de consolider l’impulsion donnée à l’Europe depuis quelques mois, et les avancées déjà établies sur les thématiques de fond.
Livre Blanc de la défense : vers une réorganisation novatrice de l’armée - Voir la vidéo
Frédéric Lefebvre s’est exprimé en faveur du Livre Blanc de la défense et de la sécurité intérieure, qui sera présenté le 17 juin par le Président de la République. Un projet qui proposera une véritable réorganisation de l’armée française, plus proche des citoyens. Il est à noter que le Livre Blanc a par ailleurs été élaboré en concertation avec le Parlement, ce qui constitue en soit une innovation. Une ligne stratégique internationale devrait être dévoilée, concernant notamment les relations avec l’Afrique et l’Asie.
Le porte-parole a dénoncé la politique de « claquage de porte » pratiquée par le parti socialiste. Comme cela a déjà été le cas au sujet des institutions ou de l’audiovisuel, deux parlementaires socialistes ont quitté la commission du Livre Blanc chargée d’évaluer le dispositif proposé. Frédéric Lefebvre a déploré que « dès qu’il s’agit d’intérêt général, le PS fait de la petite politique politicienne ».
Réforme des institutions : un texte nécessaire et équilibré - Voir la vidéo
Frédéric Lefebvre a estimé qu’il en va de la responsabilité des membres du PS qui ont milité depuis des années en faveur d’une limitation des pouvoirs du Président de la République, de voter le projet de loi de modernisation des institutions. Il s’agit en effet d’un texte nécessaire et équilibré, qui donne davantage de prérogatives au Parlement, et notamment un plus large pouvoir de contrôle sur l’exécutif.
Concernant l’amendement co-signé avec Patrick Devedjian, sur la mise en place d’un référendum populaire pour toute entrée dans l’UE d’un pays représentant plus de 5% de sa population, Frédéric Lefebvre a estimé qu’il s’agit d’ « une réponse parmi plusieurs réponses possibles ». Un autre dispositif qui serait tout aussi équilibré que l’amendement proposé sera étudié avec la plus grande attention par lés élus de la majorité.
Election de Jean Sarkozy à la tête du groupe UMP-NC des Hauts de Seine - Voir la vidéo
Les trois porte-parole de l’UMP ont affirmé que l’élection de Jean Sarkozy à la tête du groupe UMP-NC des Hauts de Seine était le fruit d’un accord tout-à-fait légitime, trouvé entre l’UMP et le Nouveau Centre et arbitré par le Président du Conseil Général Patrick Devedjian. « Il est normal que des conseillers généraux, quels qu’ils soient, puissent être candidats à des postes » a déclaré Frédéric Lefebvre, et il est tout aussi normal que le Président du Conseil Général établisse une concertation entre les candidats dans l’intérêt de la majorité.
Dominique Paillé a ajouté que Jean Sarkozy est « un jeune homme talentueux, libre et indépendant », qui a présenté sa candidature en toute responsabilité, et en accord avec les élus de la majorité.