
Qui perd ses nerfs ? Ce ne sont ni le Président de la République ni le gouvernement, ni la majorité, qui montrent leur détermination sereine à permettre aux familles de voir leurs enfants accueillis dans le cadre d’un service minimum.
Si les professeurs ont été libres de manifester, les parents n’étaient pas libres de se rendre au travail. À aucun moment un rapport de force n’a été engagé et les syndicats seraient mieux inspirés de s’occuper des professeurs mis à dispositions pour d’autres activités, notamment syndicales et qui de fait, ne sont pas chaque jour en face des élèves. Monsieur ASCHIERI va-t-il comprendre que la grève ce n’est prendre en otage les familles ?
L’UMP lance une consultation de ses maires dans le cadre de la préparation du projet de loi avancé par le Président de la République. En effet les maires UMP sont nombreux parmi les 3000 maires volontaires pour organiser ce service. Les maires ont déjà en charge l’organisation de l’accueil des enfants, avant l’ouverture et après la fermeture des établissements, dans les établissements eux même. Nous les interrogeons sur la prise en charge financière et sur les questions de responsabilité pour connaitre leur sentiment. Cette consultation se déroulera jusqu’à vendredi prochain et nous officialiserons les résultats au point presse du lundi suivant. Monsieur PELISSARD pourra parfaitement s’il le souhaite, faire part de ses remarques.
Nous sommes décidés à donner aux familles, notamment les plus modestes, le droit de ne pas subir financièrement, comme c’est le cas aujourd’hui, la grève des enseignants. Le PS va-t-il enfin sortir de l’isoloir pour s’occuper des problèmes des Français ?
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Secrétaire national à l’économie
Communiqué du 16 mai 2008



