L'ump, imaginons la France d'après
UMP
Accueil  >  S'informer  >  Tribunes  >  La clandesti...
Tribunes
remonter
La clandestinité dans un pays démocratique n’est pas synonyme de Liberté.

Amiens, août 2007, un père et son fils âgé de 12 ans, de nationalité russe, se défénestrent à l’arrivée des forces de police venues pour les interpeller.
Paris, septembre 2007, une femme, de nationalité chinoise, meurt des suites de ses blessures après s’être défénestrée à l’arrivée des policiers dans son immeuble.
Deux villes, deux drames humains, l’opinion publique choquée par la violence de leurs actes.
Similitudes entre ces deux histoires tragiques : immigrés en situation irrégulière, sans papiers, originaires de pays où la « culture politique passée » couvrait les exactions d’une certaine police !
Autres similitudes, les réactions et l’art consommé de certains politiciens de gauche, de collectifs associatifs, qui sous couvert d’humanisme, se plaisent à créer et à entretenir la confusion pour mieux dissimuler l’essentiel de ces drames humains. A ces leaders, je voudrais dire qu’il serait socialement responsable, intellectuellement honnête de sortir de leur discours militant , compassionnel et quelque peu passéiste, qui consiste à fustiger et stigmatiser tel ou tel ministre, les forces de l’ordre, le gouvernement. Il est de leur devoir de rappeler que la France est un état de droit. Il est moins confortable de reconnaître que les immigrés entrés ou séjournant illégalement sur le territoire français et communément appelés « clandestins » ou « irréguliers » sont hors la loi, et que par conséquent, si leur situation juridique est révélée ils risquent d’être expulsés.
Dans ces deux drames humains, si ces personnes en situation irrégulière avait fait le choix d’une immigration légale, il leur aurait été enseigné que la France, pays des Droits de l’Homme, est un état  de Droit, que les forces de l’ordre sont là pour protéger les personnes et les biens, que la France est une démocratie et non un état policier.
Lorsque Monsieur Brouazec parle, - je cite : « d’une chasse à l’homme », « de fuir la police » « des rafles », « des traques »,- en utilisant ces termes qui se référent  à une période douloureuse et peu glorieuse de notre histoire, il participe sournoisement à l’entretien d’une inversion des valeurs chez nos concitoyens y compris chez les plus jeunes d’entre eux. Il est pernicieux d’instiller chez les enfants une telle « peur de la police », ce n’est pas leur enseigner le respect des institutions républicaines mais au contraire dévoyer voire permuter les valeurs du bien et du mal, du légal et de l’illégal, dont ils font l’apprentissage.
Il est de notre responsabilité morale à nous, élus républicains, d’expliquer à ces personnes que leur situation illégale les contraint à vivre dans le secret, de ne pas légalement exister et que la clandestinité dans un pays démocratique n’est pas synonyme de Liberté.
Au contraire, dépourvus des mêmes droits et devoirs que les étrangers entrés légalement sur le territoire national, ils sont une proie facile pour les marchands de sommeil, les patrons voyous, ces esclavagistes des temps modernes de la pire espèce contre lesquels, il est bon de le rappeler, la justice et les forces de l’ordre luttent activement (démantèlement 112 réseaux +3500 interpellations en 2006). Lorsque nous croisons au quotidien, sans le savoir, des personnes en  situation illégale, elles savent elles, que ce qui les différencie de nous et des étrangers légaux, c’est l’épée de Damoclès pointée sur elles du fait même de leur situation irrégulière ; qu’elles ne sont pas en droit des immigrés comme les autres.
Le courage et la responsabilité en  politique ne consistent pas à se laisser submerger par l’empathie, mais d’agir ensemble au mieux pour notre pays et ceux qui y vivent. Il est irresponsable d’entretenir la crédulité de ceux qui sont dans l’ignorance de nos lois et nos valeurs républicaines. Il est indécent de se repaître du désespoir des uns pour tromper les autres.
Il est vrai qu’en matière de politique d’immigration, il est plus aisé d’adopter une posture d’angélisme plutôt que de prôner une politique réfléchie, responsable, cohérente, déterminée et assumée; politique pour laquelle notre Président de la République a aussi été élu.


Patricia Vilmont Nguyen,
Conseillère exécutive de l’UMP
Elue à Paris

remonter
format PDF
Archives
Imprimer
envoyer à un ami
Contactez-nous du lundi au vendredi par téléphone au 0 825 867 867
Ce site s'appuie sur le CMS open source eZ publish